UNE PETITE BIOGRAPHIE !

Matt Dejouy Photo

Né en 1992, Matt est, déjà tout petit, du genre à dévorer tous les livres qui passent à sa portée. Sciences, psychologie, histoire, romans, mangas… tout y passe.


Mais plus qu’accumuler des connaissances, c’est les combiner qui le passionne. Il crée des univers dès l’âge de huit ans, les développe, les vit. Il s’oriente vers le jeu vidéo pour la dimension visuelle qu’il peut apporter aux histoires, avant de retourner à sa passion première : les livres.


En 2018, il publie ses deux premiers romans, Pour des Jours Meilleurs et À Feu et À Sang.

UN PEU (BEAUCOUP) PLUS DE PRÉCISIONS SUR MON PARCOURS ?

Après un BAC scientifique et deux années d’errance universitaire, j’ai décidé de m’orienter vers un sujet qui me plaisait vraiment, et me suis inscrit à ISART Digital, une école des métiers du jeu vidéo.

J’ai passé quatre ans en cursus graphique (Game Artist, pour les intimes). J’y ai largement perfectionné mes capacités en dessin traditionnel et en colorisation, et appris tout l’aspect 3D du métier. Modélisation, retopo, rigging et skining, animation, textures, shaders, bref, autant de gros mots qui ne parleront qu’aux autres graphistes et amateurs de jeux vidéo et d’animation !

En parallèle de ça, j’ai bossé dans une boîte de publicité télévisuelle : 27Lab, succursale de Business. Ok, dit comme ça, ça ne vous parle pas. Et si je vous chantonne à l’oreille “le cheval, le cheval, c’est vraiment génial !”, ou encore “si juvabien, c’est Juvamine !” ça vous hérisse le poil ? Parfait. À moi aussi.

Quel rapport, me direz-vous ? Eh bien beaucoup, et très peu. En fait, j’y ai pratiqué pendant 4 ans tout ce que je ne faisais pas en cours. Mise en page, effets vidéos, dossiers pour le CNC (nous produisions des téléfilms et séries TV aussi), storyboards, matte painting…

Bref, je sais tout faire en graphisme, et je suis spécialisé en rien.

Et alors que j’avais fait tout ça, et que j’avais mon diplôme en poche… Eh bien j’ai enchaîné sur une dernière année ! Alors j’ai troqué Photoshop pour Excel, et je me suis fait Producer. En gros, c’est le chef de projet d’une création multimédia. Et j’ai appris plein de choses sur l’organisation. Sur comment faire un bon planning, qui prend en compte les besoins des gens qui bossent avec vous, en prévoyant les retards en ayant une bonne connaissance de leurs points forts, et points faibles… Bref. De la gestion de prod hyper humaine, très psychologique. (Ça se voit assez que j’ai adoré ?)

Et… J’ai migré pour une autre succursale : Bande à Part. Le côté pré-production de la boîte, dans son petit pavillon parisien qui me faisait rêver. Il fallait que ce soit classieux, puisqu’on recevait les clients, qu’on faisait des brainstormings avec eux pour trouver des idées, et qu’on proposait des super documentaires à Canal +, bien loin du côté “On va Fluncher” que j’avais tant connu.

C’est là que j’ai appris à me présenter. C’est aussi là que, grâce à la super mentore que j’avais (big up à elle !), j’ai appris à avoir confiance dans le processus de création. À ne pas juger directement un travail, mais à chercher ce qui marche, et améliorer ce qui ne marche pas.

QUEL RAPPORT AVEC L’ÉCRITURE ?

Déjà, la créativité. L’exercer jour après jour, sur de gros projets d’école (allez créer un univers d’openworld à réaliser ensuite, et vous verrez que ça forge l’inspiration), permet de la dompter. Peu à peu, elle vient naturellement. Presque en un claquement de doigts, ou plutôt trois mots vite fait tapés au clavier, et elle déboule pour s’asseoir sur vos genoux et vous indiquer les chemins insoupçonnés de votre narration.

Bien évidemment, je créais mes univers depuis tout petit. Mais en entrant à Isart, j’ai découvert l’univers fabuleux du jeu de rôle. Il a bien fallu que j’invente puis que j’écrive des backgrounds et autres documents (je jouais un espion, et devais rédiger les lettres qu’il envoyait à la duchesse pour laquelle il travaillait. Ce qui faisait rager mon maître de jeu, puisque ça finissait toujours en pavés de 10 pages…), et très vite, ça s’est mis à couler tout seul. Au point de réécrire un background “roman” pour Tristan, qui faisait 35 pages et que j’adorais.

J’ai aussi tenu le “Journal du Trésorier”, compte rendu à la première personne des événements roleplay importants de la guilde que j’ai toujours sur Final Fantasy XIV, où j’incarnais Hjedriss, un grand monsieur fabuleux et très maladroit, et qui ne manquait jamais d’attirer la sympathie.

Et là, d’un coup, le 8 janvier 2016 (j’aime les dates. À chacun ses kinks), j’ai reçu une directive formelle de mon cerveau. TU VAS ÉCRIRE UN ROMAN. MAINTENANT. Et comme ce gros machin rose m’assurait que c’était la marche à suivre, je l’ai fait. Enfin, j’ai commencé. J’ai écrit la première histoire d’Ashkjell, 70 pages, et bien sûr c’était nul, un projet bien trop long pour mes faibles compétences d’auteur débutant. J’ai donc stoppé le projet.

Mais, naturellement, je ne voulais pas m’arrêter là. Ça ne m’est même pas passé par la tête de me décourager pour ça, probablement parce que pour la première fois de ma vie je savais avec quoi je désirais l’occuper. Alors j’ai décortiqué le problème. Par quoi on a commencé en jeu vidéo ? Des mini-projets, style Visual Novel et circuit de Trackmania ? Eh bien parfait. On va faire pareil. On va écrire des nouvelles.

Ça a donné Leave the Bourbon on the Shelf, inspiré de la chanson éponyme, et qui est la base de Jenny, le roman que j’écris actuellement. Sauf que j’espère qu’il sera moins longuet et plus vivant que cette vieille nouvelle poussiéreuse. Mais je l’aimais bien !

Ensuite je suis passé à Obsessions. Une nouvelle… très très longue pour un débutant (21 100 mots). L’idée de base, c’était une femme qui se réincarnait après chacune de ses vies. J’ai fait un premier jet où elle était prof dans une université américaine, mais ça ne prenait pas. Alors j’ai tout transféré dans de la Fantasy, et l’ai fait s’occuper d’un petit psychopathe hyper intelligent à qui elle enseigne tout ce qu’elle sait. C’était chouette. Longuet, pas très bien écrit, mais chouette. Cette histoire est maintenant intégrée à À Feu et À Sang. Vous verrez. J’adore ce passage.

On en arrive à Par une Nuit Sans Lune. L’histoire d’un bourgeois qui vole des œuvres d’art mal entretenues pour les restaurer et les chouchouter dans sa cave. Qui craque pour un joli monsieur qui tombe sur sa collection et le dépouille dans la nuit… S’en suit une traque phénoménale, mélangée à des sentiments d’attirance-répulsion qui m’ont beaucoup amusé. Le seul souci étant que le chapitre 1 faisait déjà 60 pages, que j’ai enchaîné sur un chapitre 2 et que je me suis perdu dans l’écriture de Dumas dont je lisais alors les Trois Mousquetaires, et que ça ressemblait à une tapisserie enrubannée du XIXème siècle bien plus qu’à une de mes histoires.

Alors je me suis dit : “Fais court. Reste concis.” Et c’est ce que j’ai fait ! Presque. Je vous explique : j’ai écris le premier chapitre de Pour des Jours Meilleurs. Il était censé se suffire à lui-même. Mais je souffrais tant de m’arrêter là que quand quelqu’un m’a dit, dans une illumination de sagesse, “ba, t’as qu’à continuer”, j’ai sauté sur l’occasion. En un mois et demi, j’avais le premier jet de Pour des Jours Meilleurs. Je ne vous raconte même pas l’angoisse d’écrire un premier roman quand ça ne fait que dix mois que vous écrivez. Mais il était bon. Il marchait. Je l’ai corrigé, recorrigé, re-re-corrigé, et…

Et j’ai voulu l’envoyer à des maisons d’édition. Et je n’ai pas pu. J’avais un ignoble sentiment de malaise qui me bloquait à chaque fois que j’essayais et je me demandais pourquoi. Et j’ai trouvé ! Je voulais être libre. Ce qui m’a dégoûté dans le métier de Game Artist, c’est qu’on bosse toujours pour quelqu’un. J’ai coutume de dire que c’est une forme de prostitution. Sauf que ça n’est pas vous mais votre muse que vous prostituez, alors peut-être devrais-je parler de proxénétisme.

J’ai donc décidé de me lancer dans l’auto-édition. J’ai voulu apprendre un peu avant, j’ai dévoré des livres, et puis des voyages m’ont pris pas mal de temps (Panamà et Japon dans la même année, c’était crevant, mais très chouette !), et finalement bam ! 4 mai 2018, publication de Pour des Jours Meilleurs.

J’avais écrit deux romans entre temps, À Feu et À Sang, les Enfants de la Terre et la moitié de Jenny. Mais ces projets-là, vous les découvrirez bien assez tôt.

En tout cas, une chose est sûre, je suis particulièrement doué pour noircir du papier. Beaucoup de papier. Désolé messieurs les arbres. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai une bio format court, et celle-ci, format long, pour ceux qui aiment connaître les détails du parcours des gens. J’espère au moins qu’elle aura eu ça de bon de répondre à vos attentes !

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Il y a mon mail : mattdejouy@gmail.com

Et mon Twitter aussi : https://twitter.com/MattDejouy

Alors n’hésitez pas ! Je suis là ! ♥

PS : je compte poster quelques nouvelles sur ce site. Mais je peux aussi vous faire voir les anciennes. Peut-être que ça pourrait rassurer les plus débutants d’entre vous… En tout cas, c’est très “fun” à relire, si on prend la définition Seigneur des Anneaux Director’s Cut du mot fun. N’hésitez pas à me le dire, si vous voulez y jeter un œil. 😉

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